Le 7 novembre dernier, la Cour des comptes a rendu public son rapport sur "la gestion des crédits d'intervention de l'Etat au titre de la politique de la ville".
En résumé ? Complexité et "enchevêtrement des dispositifs", "multiplicté des instances", "complexité du processus de décision", "inconstance des politiques": selon les magistrats de la Cour des comptes, "l'efficacité et l'efficience de la politique de la ville restent incertain".
Un bilan très critique...et ce n'est pas moi qui le dit.
Mais je partage largement ce constat. Constat que je dénonce d'ailleurs depuis un certain nombre d'années. Ainsi lorsque le rapport de nombre dernier pointe le "désengagement de l'Etat avant les émeutes" de 2005, je rappelle qu'en 2002 déjà, la Cour des comptes avait souligné que le Comité interministériel des villes (qui fixe les grandes orientations et le budget de la politique de la ville) n'avait jamais été convoqué entre 2002 et 2005.
Les conclusions de ce rapport sont donc loin de me surprendre. Reste qu'une autre mise en oeuvre de la politique de la ville est à concevoir. La politique de la ville doit aider les communes qui en ont le plus besoin, les communes comme les nôtres qui ont plus de charges et de difficultés que les autres.
Une politique de la ville engagée, efficace et responsable : c'est une des raisons qui m'a convaincu de présenter ma candidature pour la législative à venir. Pour que les habitants des banlieues aient enfin un porte-parole à l'Assemblée nationale.
Après "Le 18h", l'émission-débat de la chaîne Public Sénat, j'ai répondu aux questions de Clémence Villedieu pour le site de la Caisse des Dépôts et des Consignations (CDC). Retrouvez ici l'intégralité de cet article.
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