Bonjour à toutes et à tous,
Dimanche prochain, le 9 décembre, vous êtes appelés à voter afin d’élire votre député. Cette élection arrive après le drame qui a entraîné la mort de Moshin et Lakamy dont je salue la mémoire. 15 ans c’est l’âge de la vie, pas celui de la mort et je souhaite beaucoup de courage à leurs parents dont la tristesse est immense.
Le déchainement de violence qui a suivi cet accident a traumatisé tout le monde dans nos quartiers. Le maire de Sarcelles que je suis ne peut qu'être solidaire de ce que vous avez vécu ces derniers jours.
Il faudra que très vite toute la lumière soit faite sur les circonstances exactes de l’accident. Dans un même temps, les actes de délinquance sur les biens publics et les violences commises contre les forces de l’ordre devront être sévèrement réprimés. Il n’est en effet pas supportable que l’on puisse tirer sur les forces de l’ordre. A ce propos, permettez-moi d’avoir également une pensée pour les policiers blessés, en particuliers pour le commissaire divisionnaire Illy dont je connais les qualités humaines et professionnelles. Aucune souffrance ne peut justifier ces agressions.
L’urgence était le retour au calme afin de garantir aux habitants de Villiers-le-Bel, la tranquillité publique à laquelle ils ont droit. Cela dit, ces violences inacceptables étaient malheureusement prévisibles.
Avant ces évènements, je vous avais annoncé que si j’étais élu député, je voulais devenir le porte-parole de nos villes et de nos habitants afin d’interpeller l’Etat sur la situation difficile dans laquelle nous sommes depuis des années et sur les inégalités dont nous souffrons.
Je dis et je redis depuis longtemps que notre pays a ghettoïsé ses quartiers populaires et que sans un sursaut national dont l’urgence est réelle, alors nous continuerons à connaître des évènements de plus en plus graves.
Parce qu'il est plus que temps que nous soyons enfin entendus et que les pouvoirs publics prennent la mesure de nos difficultés. Parce qu'il est plus que temps que nos gouvernants prennent conscience de l'immense richesse qu'offrent nos territoires. Parce qu'il est plus temps de donner à nos banlieues des vrais moyens à la hauteur des véritables enjeux,
Dimanche 9 décembre, je compte sur vous.