Quand beaucoup parlent de nos territoires comme le lieu de tous les maux, cumulant les aspects les plus négatifs et les difficultés les plus lourdes, le parcours d'Hussein Mokhtari s'inscrit à contre-courant d'une image que trop forcée par les stéréotypes bétonnés de tout genre.
Pas question ici d'en faire le parcours modèle d'un homme singulier. Pas question non plus d'en faire une leçon de vie aux accents de rescapé volontaire. La voie qu'il s'est forgée a bien été coulée dans du béton : celui de sa volonté armée. Car il n'était tout simplement pas question pour Hussein Mokhtari, de se couler dans un itinéraire que les autres avaient tracé pour lui.
Alors qu'aurait fait ce diplômé de l'Institut d'études judiciaires et titulaire d'une maîtrise de droit pour réchapper aux destinées pré-fabriquées dans lesquelles on se plaît trop souvent à enfermer nos jeunes ? Certainement plus que d'autres.
Après avoir arrêté ses études en terminale, Hussein Mokhtari a enchaîné les petits boulots de coursier, magasinier, garçon de café, avant de rentrer à la RATP en 1989 comme chauffeur de bus. Une stabilité garantie, certes, mais pas suffisante. Trois ans après, il reprend ses études par les cours du soir et intégre l'université. Six ans plus tard, c'est un diplôme d'études appliquées de droit public qui lui permet de passer cadre à la direction des ressources humaines de la RATP, dirigeant le pôle de contrôle du service des bus sur le nord-ouest francilien.
Une belle reconnaissance du travail effectué. Une reconnaissance méritée de celui qui a dû fournir dix fois plus d'efforts que les autres pour lutter contre les préjugés.
Cette force de la volonté, Hussein Mokhtari, l'a aussi investie dans un cursus moins personnel. Après s'être investi dans le tissu associatif en tant que parents d'élèves ou d'animateur dans les quartiers, il choisit de s'engager en politique et obtient son premier mandat en 1989 en tant que conseiller municipal de Garges-lès-Gonesse. De retour en 2004, après son intermède universitaire, Hussein Mokhtari devient conseiller général du Val-d'Oise du canton de Garges-lès-Gonesse Est.

Aujourd'hui, il est à mes côtés dans cette campagne législative, mettant sa volonté et son engagement au service des habitants de la 8e circonscription.
Car lui, mieux que personne, sait combien il est plus que temps de prendre en compte le quotidien et la réalité des difficultés de nos territoires. Car lui, plus que personne, sait combien il est nécessaire d'en finir avec la mauvaise réputation de notre banlieue - réputation véhiculée et amplifiée par les médias.
Le parcous d'Hussein Mokhtari n'est pas à ériger comme l' exemple à suivre.
Il est un exemple - ou plutôt un contre-exemple pour tous ceux qui parlent de la banlieue sans la connaître. Un exemple parmi d'autres qu'il n'existe pas de fatalité contre laquelle on ne peut lutter. Il est un exemple avec d'autres, qui ont su à leur manière persévérer dans les études ou dans leur voie.
Reste qu'il est un exemple dont la règle n'est pas encore confirmée. Et c'est pour cette raison, qu'ensemble, nous voulons lutter contre les inégalités qui nous frappent ici plus durement qu'ailleurs.
Le site d'Hussein Mokhtari : Ensemble pour Garges