Dans les représentations collectives, Garges-lès-Gonesse, Sarcelles, Villiers-le-Bel sont chargées des stéréotypes les plus durs et les plus sombres. Grands ensembles et barres de béton, délinquance, absence de coeur de ville : autant d'images toutes faites qui discréditent nos territoires - et les condamnent bien rapidement.
Si je suis conscient des difficultés, je reste convaincu que ces villes sont l'avenir de notre pays. Certes, il n'y a pas de recette magique. Mais il y a des ingrédients indispensables : volonté et implication politique, programmes ambitieux, réforme du système de dotations de l'Etat... Et il en va du rôle d'un député que de les faire entendre et de les obtenir.
Pour parvenir à améliorer notre cadre de vie quotidien, il faut agir sur tous les terrains et à toutes les échelles:
- au niveau communal, d'abord, avec la valorisation des quartiers et de leurs habitants.
Nous avons mis en place à Sarcelles des solutions efficaces, qui pourraient être étendues à la circonscription - et développées à l'échelon national.
Cela a impliqué l'organisation et la mobilisation de tous les talents. Nous avons ainsi profité de l'anniversaire du Grand Ensemble en 2005-2006 pour extérioriser notre image et mettre en scène l'incroyable brassage et la diversité de nos quartiers.
Cela a impliqué aussi, via la Communauté d'agglomérations, des actions de voierie et de cadre de vie : réhabilitation du Vieux Pays de Garges-lès-Gonesse ( rue de Verdun, Marcel Bourgogne et Duvivier) ; ré-aménagement du quartier de l'Eglise, de la ruelle des Pâtissiers et des parkings du village à Villiers-le-Bel ; nouveau parc de stationnement, rue Jean Jaurès, près de la gare RER Arnouville / Villiers ; démolition et reconstruction du bâtiment appelé "la Verrue", rénovation du quartier du Village à Sarcelles.
Ces impulsions données hier doivent être confortées demain. C'est en mutualisant les forces et les moyens d'action de chacune de nos villes que nous pourrons parvenir à donner ces petites impulsions qui transforment grandement notre quotidien.
- au niveau départemental, ensuite, avec la recherche d'une plus grande proximité avec les services de l'Etat.
Nous avons obtenu, grace à l'action de Dominique Strauss-Kahn, le déplacement du chef-lieu d'arrondissement de Montmorency à Sarcelles et la construction de la sous-préfecture. Depuis 2003, tous les habitants de la circonscription et de l'est du Val-d'Oise bénéficient d'un service public proche et de qualité. Cet exemple est là pour nous montrer qu'avec une vision claire et réaliste des choses, on peut bousculer convenances et habitudes.
- au niveau national, enfin, avec l'obtention de nouveaux moyens pour améliorer notre cadre de vie.
Plusieurs combats restent à être menés : obtention d'un nouveau conventionnement des logements sociaux ; projets de rénovation urbaine, qui, à terme, transformeront totalement le visage de nos villes construites dans les années 60.
Parce qu'il est temps d'en finir avec le mendiant de la République.