Lorsque Dominique Strauss-Kahn m’a indiqué qu’il apprécierait que je lui succède à l’Assemblée nationale, trois fortes motivations m'ont poussé à accepter sa proposition, et donc à me présenter devant les électeurs les 9 et 16 décembre 2007 prochains, dans la 8ème circonscription du Val d’Oise.
La première, c’est que je suis persuadé que ce mandat, si vous m’accordez votre confiance, me permettra de continuer et d’amplifier, à Sarcelles comme dans toute la circonscription, la politique ambitieuse de rénovation que nous avons engagée depuis 1995. Pour être efficace, celle-ci a nécessairement besoin d’appui au niveau national. Ce rôle était joué par Dominique Strauss-Kahn. Dominique parti, je souhaite à mon tour faire le maximum pour défendre nos intérêts.
Deuxième raison. Un député c’est aussi quelqu’un qui se doit d’être à l’écoute des habitants. En tant que maire, je m’efforce d’être un élu de proximité, en essayant de régler autant que possible les problèmes de mes administrés, dans l’espoir d’améliorer leur quotidien. Je vous propose donc de continuer dans cette voie en tant que député, si vous m’en donnez la possibilité.
La troisième raison de ma candidature est que je souhaite être le porte-parole des habitants de la banlieue, au niveau national.
En effet, notre pays souffre depuis de trop nombreuses années du « mal des banlieues ». L’Est du département fait partie de ces territoires tant décriés, injustement stigmatisés, et surtout oubliés de la République. Cette situation résulte de la faible représentation des habitants de ces quartiers au Parlement. Depuis que j’ai pris conscience de cette réalité, il y a déjà douze ans, je n’ai eu de cesse d’alerter les autorités au niveau national sur ce que je considère comme un des principaux maux de la société française.
En tant que député, je souhaite, si je suis élu, devenir le représentant de ces quartiers à l’Assemblée nationale. Il est temps de sensibiliser les autorités publiques et politiques sur les solutions à mettre en œuvre, sans délai, pour régler le problème des banlieues. Au-delà, je souhaite aussi être votre porte-parole à l’Assemblée nationale pour expliquer que dans ces quartiers, je rencontre beaucoup de souffrance mais aussi tant de gens valeureux, dévoués, travailleurs qui méritent le respect. Ils le méritent d’autant plus qu’ils élèvent leurs enfants dignement, et le plus souvent dans des conditions sociales difficiles.
Voilà les trois raisons de ma candidature. J’espère pouvoir compter sur vous les 9 et 16 décembre 2007 à l’occasion de ces élections comme vous pourrez compter sur moi après cette échéance.
C’est une élection partielle, avec le risque d’un faible taux de participation. Ne laissons pas la droite l’emporter en nous abstenant de voter.
C’est à vous de décider maintenant qui sera celui ou celle qui vous représentera le mieux à l’Assemblée nationale.
Vous me connaissez et je vous connais. Il n’y a jamais eu entre nous de faux-semblants et de faux discours. Nous nous sommes toujours parlés franchement et avec sincérité et je souhaite qu’il en soit toujours ainsi.
J’espère pouvoir compter sur vous.
Ma lettre de candidature