Quand beaucoup parlent de proximité, de connaissance du terrain, de rencontres et d'écoutes, je suis fier de dire que c'est à Sarcelles que j'ai grandi. Et d'ajouter encore, c'est à Sarcelles que je me suis engagé et c'est à Sarcelles que j'ai choisi de vivre. C'est donc tout naturellement à Sarcelles que j'ai lancé ma candidature pour cette législative partielle.
D'abord, parce que cette ville, comme toutes celles de la huitième circonscription, détient chacunes des étapes de ma vie et de celle que j'ai voulu construire pour ses habitants.
Ma famille est arrivée à Sarcelles en 1962. J'ai donc passé toute mon enfance d'un bout de la circonscription à l'autre, entre terrains de football et cinémas de quartier. J'ai grandi avec elle, y faisant mes premiers pas de militants à la grande époque de l'engagement socialiste ; m'y impliquant au fil des ans résolument déterminé à prendre à bras le corps la crise urbaine, économique et sociale qui allait me poursuivre au quotidien.
Puis il y a eu la volonté de s'investir dans l'action locale à Sarcelles pour faire face à la dégradation lente mais quasi-inexorable d'une ville multiculturelle dont j'avais connu l'ambiance bonne enfant, chaleureuse et ouverte sur le monde.
Volonté concrétisée en 1995, d'abord, aux côtés de Dominique Strauss-Kahn, dont l'énergie et l'envie avaient achevé de me convaincre qu'il était temps de faire de la politique urbaine une véritable priorité. Volonté confirmée deux années plus tard en devenant, à 35 ans, maire de Sarcelles, puis en 1998, en tant que conseiller général du Val d'Oise.
J'en suis maintenant l'élu depuis près de onze ans, partageant le quotidien des problèmes d'exclusion, de chômage ou de délinquance mais aussi de partage et d'espoir. Ce n'était pas simple : bien sûr parce qu'il y avait beaucoup à faire mais surtout parce que la situation financière laissée par la majorité précédente n'était pas glorieuse.
Et Sarcelles est bien à l'image de sa circonscription : en déséquilibre. Notre circonscription est la plus pauvre de France au regard du revenu de ses habitants. Sur ce territoire où se concentrent les inégalités, la répartition des moyens de l'Etat n'est pas à la hauteur des enjeux.
Le programme que nous avons mené jusqu'à présent nous a permis de résoudre de graves difficultés. Ainsi la politique de proximité et de vigilance que j'ai menée auprès des jeunes a permis de libérer les énergies et de crédibiliser la parole politique.
A Sarcelles, avec nos modestes moyens, mais aussi avec la participation des habitants, nous avons ouvert des chantiers concrets. Celui des emplois-jeunes a eu un impact national. Il en est d’autres, plus modestes, moins connus, qui ont rendu l’espoir ou simplement amélioré le quotidien. Il en est encore d'autres, plus longs, moins faciles qui vont véritablement faire bouger les choses, telle que l'arrivée du tramway ou la création des deux zones franches urbaines (ZFU).
Je sais ainsi qu'avec une réelle volonté politique, une meilleure utilisation des fonds et une véritable capacité à poser le problème des villes de banlieues, on parvenait à rétablir les équilibres.
Les habitants savent que lorsque je m''engage, je mène mes dossiers jusqu'au bout.
C'est ma méthode.
C'est ma façon de ne pas renoncer.
C'est mon engagement pour donner à chacun les moyens de faire son propre chemin.
Retrouvez mon livre-témoignage : La France d'en dessous, "Banlieue : chroniques d'un aveuglement" aux éditions Privé.
