Non seulement la France a ghettoïsé les populations les plus pauvres, mais en plus, elle les discrimine. Notre circonscription est la plus pauvre de France au regard du revenu des ses habitants. 162e sur 162. Un classement qui en aurait découragé plus d’un. Un classement qui me pousse chaque jour à relever ce défi que d’autres auraient eu vite fait de reléguer à la « France d’en dessous ».
Se doter des structures pour revaloriser le dynamisme économique de nos villes (via la création des deux ZFU de Garges-Sarcelles et de Villiers-le-Bel) n’est qu’un premier volet. Parce que je suis convaincu que l’essor économique doit être construit et accompagné, réforme et accompagnement doivent constituer le second volet d'une politique économique aboutie.
- Des zones franches aux « salariés francs »
CV anonyme, campagnes contre les discriminations, charte des entreprises : autant de mesures superficielles qu'on nous a trop souvent présentées comme des engagements de fond. Pourtant aucun de ces instruments ne résoudront une réalité injuste : lorsque la Plaine Saint-Denis et la plate-forme de Roissy a embauché 3 500 personnes en 2005, le taux de chômage d'une ville voisine comme Sarcelles n'a pas bougé. Là où les entreprises alentours n'ont pas engagé les membres de nos villes, ou très peu ; les employeurs ne recruteront pas davantage nos jeunes, dont les mesures d'anonymat seraient en plus totalement caduques au premier entretien.
Pour rompre le cercle des discriminations, il faut arrêter de le contourner et le briser. Cela s'appelle une politique incitative, voire coercitive. Je veux défendre une politique d'emploi franc en permettant à une société "hors zone" de bénéficier d'avantages sociaux ou fiscaux si elle engage un jeune d'un quartier difficile. Cela permettrait aussi aux jeunes actifs ayant trouvé un emploi à Paris ou ailleurs de rester dans nos villes.
- Accompagner les demandeurs d’emploi
Si la création d’emplois est un impératif, favoriser l’accès à l’emploi est une exigence. Pour les 10 500 personnes inscrites à l’ANPE comme demandeurs d’emploi, il fallait revoir les conditions d’accueil, d’accompagnement et de suivi.
- Ainsi, l’ANPE a installé ses nouveaux locaux dans le Parc d’Activités Economiques de Sarcelles/Villiers-le-Bel en octobre 2005 ;
- l’agence de Sarcelles a été rénovée pour compléter les deux autres strutures que sont celles de Garges-lès-Gonesse et du Parc d’Activité ;
- et parce que les recherches d’emploi se font de plus en plus par internet, deux mesures ont visé à en favoriser l’accès. D’une part, l’équipement de nouveaux postes informatiques avec accès à internet dans la nouvelle agence de l’ANPE, rue de l’Escouvrier. De l’autre, la généralisation de la zone de "très haut débit" de connexion à internet sur l’ensemble du Parc d’Activités Economiques de Sarcelles/Villiers-le-Bel, obtenu grâce aux demandes conjointes des élus et des entreprises.